La question de l’évolution du financement des universités doit se poser

La question de l’évolution du financement des universités doit se poser dans Pol-Actualite et Politique. arton1478-18934

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a annoncé lundi 29 juin les montants des frais d’inscription de la rentrée prochaine. Ils s’élèveront à 171 euros pour les étudiants en licence, à 231 euros en master et à 350 euros en doctorat, soit entre 2 et 8 euros d’augmentation.

Alors que les universités françaises doivent faire face aux défis de la concurrence internationale et de celle des filières courtes qui attirent de plus en plus les bacheliers (BTS, PREPA, Ecoles post bac…), il est regrettable de constater que ce sont les mêmes (syndicats de gauche, UNEF en tête) qui vilipendent chaque année l’augmentation de quelques euros annuels des frais d’inscription et qui dans le même temps refusent systématiquement de réfléchir à de nouvelles voies de financement.

Si l’on veut éviter que le débat ne tourne chaque année de façon stérile qu’autour de l’augmentation des frais d’inscription, une réflexion doit dès maintenant s’engager sur la diversification des sources de financement des universités ainsi que sur les modalités d’attribution des dotations de moyens accordées par l’Etat aux établissements :

1. Promouvoir de nouvelles sources de financement

La loi LRU a permis aux universités de créer des fondations universitaires pour lever des fonds privés auprès des entreprises et des personnes physiques, sur le même modèle que ce qui est développé à l’international ou dans les grandes écoles françaises. Il est dommage à ce titre de constater que pour le moment moins de 10 universités sur 83 ont créé une fondation.

Afin de doter leurs établissements de fonds nouveaux, l’UNI appelle les présidents d’université à prendre leurs responsabilités et à créer de véritables fondations, qui permettent, dans certains cas lorsque les chefs d’établissement s’en donnent les moyens, d’aider à financer les études de leurs étudiants les plus modestes. L’exemple d’HEC, qui a récemment annoncé la gratuité des frais d’inscription pour ses étudiants boursiers, grâce à sa fondation, en est le meilleur exemple.

2. Faire évoluer les critères de dotation des moyens

L’UNI propose que la dotation des moyens passe d’une logique statique encore trop comptable à une logique dynamique de performance. Les universités qui font le plus d’effort pour se moderniser et pour améliorer l’insertion professionnelle de leurs étudiants doivent être mieux récompensées qu’elles ne le sont aujourd’hui.

C’est le message que passera l’UNI la semaine prochaine au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, lors d’une audition des organisations étudiantes sur l’évolution du système de l’allocation des moyens.

Source:UNI

 

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