Etudiants, Enseignants, Chercheurs: Refusons l’immobilisme, débloquons notre avenir

Etudiants, Enseignants, Chercheurs: Refusons l'immobilisme, débloquons notre avenir dans Pol-Actualite et Politique. n1258754192_30112492_8976-copie-1

« Le 2 février 2009, l’université s’arrête » : Voici le mot d’ordre que la coordination nationale des universités diffuse dans toute la France. Voici ce qu’on prétend nous imposer : le choix de  l’immobilisme contre l’action, l’attente angoissée du déclin contre la lutte courageuse pour l’autonomie. Voici le funeste destin contre lequel nous tous, acteurs de l’université – étudiants, enseignants, chercheurs –, devons nous élever.

« L’université s’arrête » : cela faisait pourtant bien des années qu’elle était frappée d’immobilisme. Les « facs » françaises, engluées dans un statut inadapté à l’ère de la compétition internationale, souffraient d’un manque flagrant de reconnaissance à l’étranger. Invisibles à l’extérieur, elles restaient en outre cantonnées dans une gestion totalement opaque des carrières des enseignants. C’est pour cela que la loi sur l’autonomie était nécessaire. Or seul le talent des femmes et des hommes qui travaillent au cœur de nos universités permettra d’atteindre pleinement cette nouvelle ère de notre enseignement supérieur. 

Ce que propose la réforme de ce statut, ce n’est ni plus ni moins que la revalorisation du travail de ceux qui consacrent leur vie à la découverte et à la diffusion des savoirs. C’est attirer les jeunes vers la carrière universitaire, récompenser les enseignants-chercheurs par une refonte de leur rémunération et par la reconnaissance de l’ensemble de leurs actes pédagogiques (orientation, tutorat,…). C’est aussi rendre plus souple la gestion de leur carrière par les universités, afin de leur permettre, au moment opportun, de se consacrer davantage à la recherche, ou au contraire de prendre une part plus importante à l’enseignement. Enfin, c’est se donner les moyens d’évaluer les enseignants-chercheurs de façon uniforme, et rendre plus transparente la gestion des ressources humaines à l’université. 

Plus de souplesse pour les enseignants-chercheurs, plus d’autonomie pour l’université : une vision moderne que refusent les spécialistes du statu quo. Rétention de notes, non correction des copies et appel au soulèvement des étudiants : une fois encore, certains aînés jaloux de leurs privilèges, apôtres de l’immobilisme, utilisent les jeunes pour relayer leur désir que rien ne change. Ils instrumentalisent une jeunesse qui a baissé les bras et qui recule devant la tâche. Et pourtant, les jeunes générations continuent de prêter l’oreille à un discours rassurant mais dangereux. Alors que le temps presse ! 

 C’est l’avenir de tous les jeunes qui se joue avec la réforme de l’enseignement supérieur. Ils sont les étudiants d’aujourd’hui, les actifs de demain, l’avenir de la France et son image dans le monde. Nous refusons de penser que l’avenir des jeunes, leur éducation et leur formation, puissent être barrés par l’égoïsme et l’attentisme de certains. 

S’il est compréhensible d’avoir peur, il n’est pas légitime d’attendre les bras croisés. Nous proposons donc à la jeunesse de reprendre son destin en main et de soutenir des réformes que, depuis longtemps, l’ensemble des pays développés a réalisées. Autonomie des universités, valorisation et compétitivité de la recherche dans l’enseignement,… autant d’évidences devant lesquelles il serait insensé de reculer. Nous invitons au dialogue tous ceux, professeurs et étudiants, syndiqués ou non, qui veulent désormais faire le choix du courage et de la volonté contre un attentisme qui nous tue.

Car face à la crise que l’on ne pourra surmonter sans un système d’enseignement supérieur modernisé et transparent, il est une seule certitude : « On ne subit pas l’avenir, on le fait ». « Yes we can »… oui, cet avenir : faisons-le, ensemble !

Paul Bazin, UMP Campus

 

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