Xavier Darcos: non, le bac n’est pas bradé

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L’annonce de la suppression de 13 500 postes dans l’Éducation nationale, replace le ministre Xavier Darcos au coeur du débat politique. Pour La Provence, il détaille son action à venir.

 

- Cette réduction de postes ne peut-elle pas être vécue comme une provocation par les syndicats ?

 

Xavier Darcos : La provocation serait de considérer que ne pas concourir à la réduction de l’emploi public est une bonne manière de préparer l’avenir. J’ai proposé ce chiffre de 13 500 après un examen attentif de la situation. Le non-renouvellement portera essentiellement sur des professeurs et des agents qui ne sont pas à temps plein devant les élèves.

 

- Il y aurait actuellement 30 000 enseignants qui sont sans élèves. Que faire d’eux ?

 

X.V. : Ils font partie des personnels qui sont concernés par notre volonté de rationaliser notre gestion de l’emploi. Ces 30 000 personnes sont un peu partout mises à disposition de diverses associations ou organismes. Il y a aussi 50 000 agents qui sont affectés au remplacement. Leur taux d’utilisation n’est aujourd’hui que de 80%. Nous disposons là d’une marge de manoeuvre.

 

- Quel bilan tirez-vous du cru 2008 du baccalauréat ?

 

X.V. : C’est une année convenable (83,3% de réussite, toutes filières confondues) avec un tout petit repli par rapport à l’an dernier, en ES où nous avons un petit peu moins de reçus. Cela ne veut pas dire pour autant que le baccalauréat soit bradé, comme je l’entends dire. Seulement 64% d’une classe d’âge obtient le baccalauréat.

 

- Que sera le « nouveau lycée » que vous annoncez ?

 

X.V. : Il ne sera pas seulement une juxtaposition de cours. Il permettra de trouver du soutien, du rattrapage, de l’orientation et de l’accompagnement éducatif. Les élèves seront mieux encadrés et, peu à peu, plus autonomes. Un bachelier sur deux quitte l’enseignement supérieur au bout de deux ou trois ans sans diplôme. C’est en grande partie dû au fait qu’ils ne sont pas préparés à l’autonomie que demande l’enseignement supérieur.

 

- Comment allez-vous généraliser le service minimum ?

 

X.V. : Il sera généralisé par la loi. L’examen du texte est prévu le 15 juillet à l’Assemblée nationale. Il sera voté dans une semaine. Nous avons beaucoup discuté avec les représentants des maires pour que le texte ne soit pas de nature à les inquiéter, notamment en ce qui concerne leur responsabilité et celle des personnes mobilisées pour accueillir les enfants.

 

C’est un service nouveau aux familles les plus modestes, lorsque les cours à l’école primaire n’ont pas lieu les jours de grève.

 

Source: La Provence

 

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