Archive pour 24 avril, 2008

A qui profite les manifestations de lycéens

A qui profite les manifestations de lycéens dans Pol-Actualite et Politique. e19a1e1a-1129-11dd-837e-ca0f2916b105

Analyste à Liberté chérie,jeune association libérale militante, Pierre Schweitzer revient sur les manifestations de lycéens et s’interroge sur la portée d’un mouvement qu’il estime manipulé par les syndicats d’enseignants.

Depuis quelques semaines, les lycéens manifestent contre les 11 000 suppressions de postes annoncées par Xavier Darcos. L’observateur attentif aura vite remarqué que la proportion de lycéens dans les cortèges est de moins en moins grande. Ils ont été rejoints et dépassés par des bataillons de syndicalistes de tous horizons.On a vu Force ouvrière, le Snes,la FSU, SUD et d’autres défiler contre les propositions de réformes du gouvernement Fillon.

Les Français devant leur télévision doivent penser que le mouvement est important, qu’il s’amplifie et que les bouleversements annoncés doivent être de taille. Pourtant, la réalité est bien éloignée de cela. Et une simple réflexion sur les motivations des manifestants permet de mieux appréhender les problèmes posés aujourd’hui.

Prenons d’abord les lycéens : pourquoi se priveraient- ils d’aller manifester sur leurs heures de cours alors que les professeurs et tous les syndicats les y encouragent et les persuadent que c’est une forme de résistance contre un gouvernement anti-jeunes et dont le seul désir serait de donner toujours moins à l’éducation ? Il est indéniable que le plaisir de descendre dans la rue et l’aspect festif et convivial d’une manifestation sont le moteur principal de ce mouvement.

Les syndicats sont dans une problématique un peu différente. Pour eux, qui vivent de la contestation et des subventions publiques, il s’agit de préserver le statu quo. Ils savent que la réforme appelle la réforme et qu’il ne faut pas céder un pouce de terrain. La suppression de 11 000 postes est dérisoire en regard des 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale. Selon les chiffres publiés par le ministère, entre 1990 et 2006, les effectifs du secondaire ont baissé de 5 % quand, dans le même temps, le budget alloué au secondaire a augmenté de 33 % en euros constants. Mais les syndicats doivent impérativement démontrer leur force, leur capacité d’agitation médiatique et populaire. S’ils se mobilisent autant pour si peu, que feront-ils si une vraie réforme de l’éducation se profile un jour ?

Les hommes politiques en ont déjà des frissons, l’intimidation ne fonctionne que trop bien depuis des décennies. Par la somme des privilèges dont ils jouissent, les syndicats ont beaucoup plus à perdre au changement que ce que chaque Français pris individuellement n’a à y gagner. Les vraies réformes, celles que les syndicats redoutent, ne sont hélas pas à l’ordre du jour.

Notre système est malade : on ne cesse d’y injecter des moyens et de l’argent alors que le niveau baisse et qu’en sortent des générations où le chômage oscille entre 8 % et 10 % alors que des centaines de milliers d’offres d’emplois restent insatisfaites ! L’Éducation nationale souffre de l’absence de concurrence, de la centralisation et du gigantisme.

Il est urgent de libérer l’offre de savoir et d’éducation. Les parents devraient pouvoir choisir l’établissement de leur enfant librement. Les établissements mal gérés, avec de mauvais professeurs et incapables d’offrir une éducation satisfaisante seraient désertés et n’échapperaient à la fermeture qu’en améliorant leur offre éducative. Les bons établissements ne tarderaient pas à émerger et avec eux les méthodes qui font leurs preuves. Il faut décentraliser les décisions matérielles et pédagogiques pour les transférer aux différents établissements. Comme on peut le voir pour les universités, le gouvernement actuel semble avoir compris que l’autonomie des établissements scolaires est plutôt une bonne chose. Néanmoins, tant que les chefs d’établissement ne pourront pas réellement gérer leur personnel, c’est-à-dire en assurer l’embauche, la gestion des carrières et éventuellement pouvoir licencier les mauvais éléments, l’autonomie ne sera qu’une coquille vide de sens.

De même, un programme doit tenir compte de certaines spécificités. Chaque lycée, chaque région a ses propres caractéristiques et nécessite des adaptations que l’Éducation nationale interdit. Enfin, la scolarité coûte cher et chaque Français en paye l’intégralité. Ils doivent donc en avoir pour leur argent. Il est donc urgent de sortir du système actuel qui subventionne les établissements scolaires indépendamment de leurs résultats, pour aller vers un système où la subvention bénéficierait directement à l’élève : le système dit du « chèque éducation ». L’établissement choisi par les parents d’un élève recevra ce bon et se fera ainsi payer par l’État.

Une réforme efficace du système éducatif ne pourra reposer que sur ces trois piliers combinés : la liberté de choix des parents pour inscrire leurs enfants là où ils le veulent, l’autonomie des établissements scolaires et la responsabilisation des chefs d’établissements, enfin, un modèle de financement subventionnant l’élève et non plus l’établissement.

Ainsi seulement nous pourrons restaurer la responsabilité des établissements, des enseignants et des parents, tout en garantissant à tous un meilleur accès à l’enseignement. Toute réforme ne traitant qu’une des dimensions du problème sans traiter les autres est vouée à l’échec.


trans dans Pol-Actualite et Politique. Source: Le Figaro

Mouvement lycéen: un constat

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Aprés plusieurs semaines de mobilisation, de privation de liberté et de propagande par les syndicats lycéens de gauche qui ne sont que des vitrines des syndicats d’enseignants, il est l’heure de dresser un constat de cette mobilisation.

Dans les lycées, on tente la mobilisation en diffusant de fausses informations pour effrayer les jeunes lycéens, en les influançant ils espérent les mobiliser, mais pour garantir leurs mobilisations on assiste à un discours volontairement mensonger pour les effrayer.

Les syndicats lycéens de gauche resservent aux lycéens le discours bien rodé de leurs ainés (ndlr: syndicat enseignant). Ils n’hésitent plus désormais à bloquer des établissements scolaires pour empécher leurs accés à des élèves de premiére ou de terminale qui doivent passer des epreuves du baccalauréat en Juin.

La liberté d’étudier est bafouée, les lycéens passant leur bac cette année sont inquiets à juste titre pour l’obtention de leur diplome ou la valeur de celui ci si le mouvement s’éternise.

Les syndicats de gauche sont enracinés dans des discours et des slogans identiques depuis 30 ans, privilégiant la quantité à la qualité des moyens. Le classement de la France au classement de l’OCDE est catastrophique par rapport à la Finlande (1er en Europe) qui avec moins de moyen offre un enseignement de meilleure qualité dispensé aux élèves.

L’enseignement secondaire a perdu plus 250 000 élèves ces dernières années sans rééquilibrage du nombre de postes, il était temps de le faire pour revenir au niveau nécessaire de la bonne marche de ces établissements.

Aujourd’hui le mouvement est »mort » dans les zones A et B, en vacances les élèves « grévistes » ont délaissés le pavé pour rester « sous la couette », en vacances, le mouvement s’éssoufle on oublie toutes idéologies, le combat cesse…certain lycéens ne souhaitant que depuis le début du mouvement que quelques jours, voir semaines de vacances supplémentaires… tout moyen étant bon pour ne pas avoir à justifier ces absences …. Pavé où l’on trouve de moins en moins de lycéens mais de plus en plus de syndicalistes scandant des slogans anti-réforme général tel que FO,SUD, FSU… Quel rapport avec la manifestation lycéenne?

Si la situation s’éternise des bagarres éclateront aux abords des lycées entre élèves, qui seront d’un coté soucieux pour leurs bacs et leur avenir et de l’autre des lycéens bloqueurs empéchant tout accés aux batiments.

Le gouvernement est entré dans une démarche d’explication auprés des lycéens des réels enjeux de la réforme, et des raisons de sa nécessité. A vous de faire le tri entre intox et réalité de conséquences de cette réforme.

Lycéens, le mouvement ne démarre pas en province

Lycéens, le mouvement ne démarre pas en province dans Pol-Actualite et Politique. photo_chronique_lycenne_1

Les lycéens tentent de maintenir la mobilisation malgré les vacances, pour l’heure sans véritable succès. L’UNL et la FIDL appelaient ce mardi à des manifestations contre les suppressions de postes dans les 12 académies sorties des congés de printemps, des défilés qui ont peu mobilisés.

De leur côté, les syndicats d’enseignants appellent à « amplifier l’action partout » jusqu’à la rentrée, avec en perspective une journée nationale de grève le 15 mai prochain. De nouvelles manifestations lycéennes sont prévues jeudi.

Mardi, les manifestants étaient 1.500 à 2.000 à Strasbourg selon les sources, 1.000 à Tours selon l’Union nationale lycéenne (UNL) ou encore entre 1.000 et 2.500 selon les sources dans les rues de Toulon. Dans cette ville, les manifestants ont défilé derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: « Arrêtez de piétiner notre éducation ».

« Le relais de la mobilisation en province est de toute évidence en train d’avoir lieu dans les académies qui ont repris le travail », selon l’UNL qui cite également des actions avec blocages d’établissements ou assemblées générales à Guéret (Creuse), Niort et Bressuire (Deux-Sèvres) ou encore en Guyane.

Quant aux syndicats d’enseignants, ils multiplient depuis plusieurs jours les dates de mobilisation pour la fin avril et le mois de mai.

En plus d’une journée d’action le 24 mai, et de la manifestation nationale prévue à Paris le 18 mai, les syndicats FSU du second degré et les fédérations CGT, FO et Sud de l’Education « appellent à la poursuite et au développement des actions dans les zones A et B qui reprennent les cours », notamment les 28 et 29 avril.

Face à cette situation, le Premier ministre François Fillon a invité mardi les recteurs de toutes les académies à « continuer à oeuvrer dans le cadre du dialogue » pour apaiser les inquiétudes des lycéens sur les suppressions de postes, lors d’une réunion organisée à Matignon en présence des ministres Xavier Darcos (Education) et de Valérie Pécresse (Enseignement supérieur).

M. Darcos a jugé que les « troubles restent modestes » et déploré que certains affirment « qu’un poste par ci, un poste par là, ça change le destin du lycée »

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