Archive pour 22 avril, 2008

Mouvement lycéen, Darcos l’estime « modeste »

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Le mouvement des lycéens contre les suppressions annoncées de postes d’enseignants est « modeste », a estimé mardi le ministre de l’Education Xavier Darcos à l’issue d’une réunion avec des recteurs à Matignon.

« Ces troubles restent modestes », a dit à la presse M. Darcos, selon qui « nous sommes le seul pays au monde où les lycéens font grève tous les 15 mois en répétant des slogans fort surannés que les syndicats nous répètent depuis 30 ans ».

Une nouvelle journée d’actions – avec parents et enseignants – est prévue le 15 mai, un mois exactement avant le bac.

« Derrière les manifs, lorsqu’on rencontre des lycéens responsables et des associations de lycéens, y compris d’ailleurs ceux qui organisent des protestations, on peut enfin parler des vrais sujets », a affirmé le ministre, citant notamment « l’orientation », « l’accompagnement éducatif » et le « passage à l’université ».

Le Premier ministre François Fillon a insisté auprès des recteurs sur leur « rôle décisif » dans « l’explication des réformes en cours », selon un communiqué citant la suppression du samedi matin, le soutien individualisé, la réforme des programmes du primaire et l’accompagnement éducatif, sportif et culturel.

M. Fillon a également demandé aux recteurs de « recentrer les efforts sur la mise en oeuvre du socle commun », leur rappelant l’objectif de « permettre à 50% d’une classe d’âge d’accéder à un diplôme de l’enseignement supérieur d’ici la fin de la législature ».

Ils étaient entre 1.500 et 2.000 à Strasbourg, entre 400 et 600 à Tours ou entre 400 et 500 à Lille: loin d’atteindre les chiffres parisiens (jusqu’à 20.000 le 15 avril), environ 4.000 lycéens selon un comptage effectué par les bureaux de l’AFP ont manifesté mardi.

Il s’agissait des seuls élèves de la zone B (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen, Strasbourg), rentrés lundi de vacances.

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Olivier Vial de l’UNI s’exprime sur les mouvements lycéens

Olivier Vial délégué national UNI, François LIETTA, Cyprien Mérian , Maxime Martinnagi

Alors que manifestent aujourd’hui plusieurs milliers de lycéens, accompagnés de syndicats étudiants et enseignants, quel est votre message ?

Nous sommes très hostiles à ce mouvement, d’autant plus que nous en constatons ces dérives. Le plus grave est la façon dont cela pénalise les élèves, notamment ceux qui sont en terminale et procèdent à des démarches pour les inscriptions dans l’enseignement supérieur. Il y a fort à parier que les dossiers d’élèves issus de lycées avec blocages seront défavorisés par rapport aux lycées qui n’en ont pas subi, principalement à cause des retards engendrés. D’autre part, ce mouvement arrive après trois autres, presque successivement. Entre la LRU et l’annulation du bac blanc, toutes ces protestations retardent la préparation pour le Baccalauréat.

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a déclaré lundi à Europe 1 qu’il ne voulait « plus parler de ces questions de postes », qui ne permettront pas selon lui de « moderniser le lycée ». Que vous inspirent ses propos ?

Il a raison, c’est l’arbre qui cache la forêt. On ne peut plus accepter qu’un bachelier sur deux échoue à l’université. C’est pourquoi nous souhaitons une réforme qualitative, pas quantitative, il faut chercher à mieux répartir les cours et les charges de travail pour les élèves, et faire en sorte de mieux les préparer à la poursuite des études. Il s’agit plus d’une réforme structurelle, et il est regrettable que ce mouvement incite à interrompre la réforme.

Pensez-vous comme les syndicats enseignants qui estiment le service public d’Education est menacé par ces suppressions ?

Pas du tout, rien que pour des raisons démographiques : on ne parle là que de 3500 non-renouvellement de postes. Soyons réalistes : c’est normal qu’il y ait une diminution des postes d’enseignants par ce simple non-renouvellement et les départs à la retraite. Les lycéens ne sont pas dogmatiques… Lorsqu’ils ont des cours, ils s’en fichent qu’il s’agisse d’heures supplémentaires ou non, ce qu’ils attendent, ce sont des cours de qualité.

Que vous inspire la composition des manifestations, entre lycéens, enseignants et syndicats ?

Les lycéens sont rendus victimes, les syndicats les prennent en otage ! On met dans la bouche des lycéens les mots des syndicats de professeurs. C’est tout de même sensé être un mouvement purement lycéen, et l’on constate qu’apparaissent de plus en plus de professeurs et d’autres syndicats justement.

Comment réagissez-vous par rapport aux différentes perturbations et blocages qui ont lieu dans les lycées ?

Nous venons justement de lancer une pétition sur notre site, car nous estimons dangereux ces blocages, notamment pour les inscriptions en supérieur. La proximité avec les vacances et l’enchainement possible rend les choses encore plus risquées pour les élèves : il y a là un danger. L’objectif de cette pétition est de faire prendre conscience de ce danger, et d’afficher à quel point tout cela est contre-productif.

Selon la Fidl, syndicat lycéen, les droits des élèves sont bafoués car ils ne peuvent pas organiser d’AG ou de manifestations au sein de leur établissement. Avez-vous le même ressenti ?

C’est plutôt le droit des lycéens à étudier qui est bafoué ! Le lycée est un lieu pour travailler. Si un mouvement doit être créé, il ne doit pas perturber les cours et n’a pas sa place dans l’enceinte du lycée. Il y a des lycéens qui ont envie de travailler et de réussir.

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