Archive pour 3 avril, 2008

Xavier Darcos condamne les exactions en marge de la manifestation lycéene

Xavier Darcos condamne les exactions en marge de la manifestation lycéene dans Pol-Actualite et Politique. 368686

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a condamné jeudi à Créteil les exactions commises en marge de manifestations lycéennes, tout en réaffirmant qu’il n’y avait « pas de raison chiffrée, objective » aux manifestations contre les suppressions de postes.Les lycéens étaient 6000 à Paris et 7000 en province.

« Les proportions que prennent ces manifestations, les débordements qui les accompagnent sont regrettables », a dit M. Darcos, venu au rectorat de l’académie de Créteil (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne) pour témoigner son soutien aux personnels après les incidents survenus mardi et jeudi à Créteil.

Le ministre a tenu à faire une distinction entre « d’un côté le droit (des lycéens, ndlr) de manifester, de se faire entendre » et « ceux qui s’attaquent aux bâtiments publics, aux personnels, aux élèves ».

« Là, nous sommes dans la délinquance », a-t-il dit et « nous ne tolèrerons pas ces exactions ».

Six jeunes gens ont été interpellés jeudi à Créteil lors d’incidents en marge d’une manifestation de lycéens à laquelle s’étaient mêlés des groupes de casseurs très mobiles.

« Un cran a été franchi » dans la violence, a dit le recteur Jean-Michel Blanquer, tandis que le proviseur du lycée Saint-Exupéry, Jérôme Carpentier, a observé que les proviseurs étaient « tributaires de la présence » de la police « pour garantir la continuité du service public » de l’éducation.

Le ministre a par ailleurs souhaité « dire à certains professeurs extrémistes » qu’ils réfléchissent « au risque qu’il y a à jeter des élèves dans la rue ». « Cette violence me paraît disproportionnée par rapport aux enjeux », a dit M. Darcos, en répétant qu’il n’y avait « pas de raison chiffrée, objective » à ces manifestations.

« Ce que veulent les lycéens, c’est un lycée qui marche » et « ce n’est pas en ajoutant ici une heure ou un enseignant qu’on règlera le problème de fond », a déclaré M. Darcos, en soulignant qu’il y avait « moins de 2% des lycées » en France concernés par ces manifestations. Il a reconnu que le mouvement de protestation contre les suppressions de postes était « plus important en Ile-de-France » avec environ « 20% des lycées concernés ».

A Créteil, la police a dû faire usage jeudi de gaz lacrymogènes à l’encontre des fauteurs de trouble, qui ont caillassé les forces de l’ordre.

Des dégradations ont notamment été commises au lycée professionnel et technique Gutenberg, où trois élèves ont été blessés « dans la panique » provoquée par l’intrusion de jeunes masqués, selon la proviseure Isabelle Oriol, un portail endommagé et des vitres cassées.

Des manifestants – sans « banderoles ni slogans », a souligné le rectorat – ont aussi jeté des pierres sur le rectorat.

Jean-Louis Auzan, proviseur du lycée Léon-Blum, visé mardi par une intrusion, a évoqué une « opération commando » et « des actes qui n’ont rien à voir avec le mouvement lycéen ».

p dans Pol-Actualite et Politique.
p

Du pragmatisme pour la politique de l’éducation

 Suite aux derniéres manifestations dans l’éducation nationale, l’UMP a tenu à exprimer sa position.

Du pragmatisme pour la politique de l'éducation dans Pol-Actualite et Politique. 55a1e7143d89b8c1f67b5912487b0ac7

« A plusieurs reprises cette semaine, des manifestations ont eu lieu dans différentes villes de France pour protester contre les suppressions de postes dans l’éducation nationale. L’appel des syndicats a été suivi par un petit nombre d’élèves et professeurs.

Le Ministre de l’éducation, Xavier Darcos a rappelé que les suppressions de postes effectives à la rentrée prochaine ont été largement discutées, en août dernier et votées par le Parlement, expression de la volonté nationale, en novembre 2007. Ainsi, même si Xavier Darcos est prêt à faire preuve de pédagogie afin d’expliquer la réforme aux représentants des lycéens, il n’y aura pas de retour en arrière.

Le budget imparti à l’enseignement scolaire représente 58 milliards d’euros pour l’année 2008, ce qui en fait le premier budget de l’Etat. La France, qui est l’un des pays européens dépensant le plus pour son système éducatif, a décidé de se doter d’un budget 2008 réaliste, responsable et ambitieux.

Lorsque que des créations de postes sont nécessaires, comme c’est le cas dans le premier degré par exemple, le Gouvernement prend des décisions dans ce sens. En revanche lorsque le nombre d’élèves diminue, comme c’est le cas, dans le second degré alors les suppressions de postes sont indispensables. Les postes de professeurs non remplacés permettent ainsi de réaliser des économies d’échelle en rémunérant davantage ceux en exercice par le biais des heures supplémentaires.

Par ailleurs, les économies réalisées grâce à la suppression de postes non indispensables permettront de mettre en place les engagements pris par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle et pour lesquels les Français l’ont élu.

La réorganisation de l’école primaire, la généralisation des bacs pros en 3 ans, la création de dispositifs de soutiens pour les élèves en difficultés, l’instauration de dispositifs d’accompagnement éducatif pour tous, la maîtrise de l’emploi public et la revalorisation du pouvoir d’achat des professeurs sont autant de mesures qui seront prioritairement mises en place pour la rentrée 2008-2009. »

contrer la droite |
mauritanie20 |
Vers la 6eme république ! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Vivre la République du Progrès
| l'avenir vue par un militan...
| LCR Section Calaisienne