Gréve des fonctionnaires du 24 Janvier

 Gréve des fonctionnaires du 24 Janvier dans Pol-Actualite et Politique. 070119-ecole-asuivre
Les fédérations d’enseignants ont réussi à mobiliser jeudi malgré un léger repli par rapport à novembre pour une journée également marquée par le test du service minimum et l’annonce par Xavier Darcos que, faute d’accord dans les « deux mois », il légifèrerait sur ce sujet.

Le ministère a dénombré un peu plus d’un gréviste sur trois (34,21%) parmi les personnels de l’Education nationale – des enseignants pour l’essentiel -, les syndicats avançant un taux moyen de plus d’un sur deux (54%), dans le cadre de la journée d’actions des fonctionnaires pour l’emploi et les salaires, à l’appel de la quasi-totalité de leurs fédérations.

« C’est un taux légèrement inférieur au 20 novembre », précédente journée d’actions, a déclaré à l’AFP l’entourage de M. Darcos. Le ministère de l’Education avait alors enregistré 39% de grévistes, les syndicats 61%.

« Le contexte (social, ndlr) est différent: il n’y a pas de grève de cheminots », comme en novembre, a fait valoir Frédéric Rolet, du Snes-FSU (majoritaire en collèges-lycées), tandis que l’Unsa-Education qualifiait le mouvement de « réussite ».

Selon le ministère, 38,45% des professeurs ont débrayé jeudi dans les écoles, 38,45% dans les collèges, 36,52% dans les lycées généraux et technologiques et 31,54% dans les lycées professionnels.

La FSU (majoritaire) a annoncé une participation de 55% dans le secondaire, et de 53% pour le primaire.

« Le gouvernement doit prendre la mesure de la colère des personnels, au lieu de se gausser des raisons de la grève », a commenté le Snes-FSU, en référence M. Darcos, qui déclarait mercredi « ne plus très bien » savoir quels étaient « les motifs de cette grève ».

Au delà du pouvoir d’achat, les manifestants protestaient contre la suppression de 11.200 postes prévue à la rentrée 2008, un chiffre « inédit » (Unsa-Education), une « saignée » (Sgen-CFDT).

Cette journée a aussi servi de test à l’organisation par les communes volontaires d’un service minimum d’accueil dans les écoles primaires, malgré l’hostilité syndicale.

Selon l’Elysée, 2.023 communes (sur 22.000 municipalités ayant une école sur leur territoire) représentant 9 millions d’habitants l’ont appliqué, ce dont Nicolas Sarkozy s’est « réjoui ».

Se félicitant du « succès » de l’expérimentation, M. Darcos a annoncé jeudi soir sur France 2 qu’il allait chercher un « accord » avec les organisations syndicales pour que les grévistes se déclarent 48 heures à l’avance, comme le prévoit la loi sur le service minimum dans les transports terrestres, en vigueur depuis le début de l’année.

« Si nous n’avions pas cet accord, ce que je ne crois pas parce qu’il ne peut pas y avoir d’argument en faveur de ne pas se déclarer gréviste (…) nous passerons par la loi », a-t-il dit, prédisant que « la prochaine fois, dans l’année qui vient ou dans les deux ans qui viennent, tout le monde fera le service minimum ».

Sans aucune publicité, M. Darcos s’est rendu dans deux écoles d’Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour constater de visu la mise en place de ce dispositif, pomme de discorde entre la droite et la gauche, à huit semaines des municipales.

 

 

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