Les chercheurs trouvent mais n’exploitent pas

Le rapprochement entre recherche académique et recherche appliquée est l'une des obsessions du gouvernement. Celui-ci ne se lasse d'ailleurs pas de répéter que la France est « au 6e rang mondial pour les publications, mais au 20e rang pour l'innovation ». Pour inciter les organismes de recherche et les universités à breveter et surtout à commercialiser leurs découvertes, voire à créer leurs entreprises innovantes, Valérie Pécresse a lancé maintes réformes, toutes liées : autonomie des universités, recomposition du paysage des organismes de recherche en alliances thématiques, guichet unique pour les brevets des laboratoires mixtes, et, à la fin de l'année, création de sociétés de valorisation.

Est-ce donc à dire que la loi du 12 juillet 1999 sur l'innovation n'a pas eu les effets escomptés ? Ce texte visait déjà à « faciliter le transfert de connaissances entre le dispositif public de recherche et le secteur industriel et commercial ». Il ouvrait même la possibilité aux universités et aux laboratoires publics d'accueillir des incubateurs et des services de valorisation.

“Bilan pas à la hauteur”

Or, dix ans plus tard, les objectifs de cette loi « restent plus que jamais d'actualité », constate Valérie Pécresse. La ministre a donc chargé l'année dernière l'Académie des sciences d'en dresser le bilan et de « proposer des pistes d'amélioration ». À cet égard, le rapport que lui ont remis mercredi Jean Salençon et Alain Carpentier, respectivement président et vice-président de l'institution, montre qu'il y a encore beaucoup à faire, malgré des avancées et un changement d'état d'esprit. « On s'attendait à une hausse des brevets et des licences, mais le bilan n'est pas à la hauteur », s'étonne Alain Carpentier.

Plus étonnante encore est la comparaison avec des voisins européens, tels le Royaume-Uni ou l'Allemagne, où l'application de lois similaires a permis d'exploiter dans l'industrie deux ou trois fois plus de recherches, relève le professeur.

“Freins à la coopération”

La raison ? « Il y a encore des freins à la coopération, et les chercheurs français visent plus les publications que l'exploitation », constate Alain Carpentier. Autre travers : une tendance à privilégier les activités académiques et à préférer la stabilité du statut public à la mobilité et au privé. Partant, pour que mondes industriel et public « s'interpénètrent », les rapporteurs préconisent notamment que la mobilité vers l'industrie soit prise en compte dans le statut des chercheurs publics mais aussi dans leur évaluation.

Pour Alain Carpentier, la trop grande prise en compte des publications est l'un des manques des réformes Pécresse : « L'évaluation doit être fondée sur l'exploitation des recherches et sur la mobilité des chercheurs vers l'industrie », notamment via des missions de conseil.

Outre une meilleure formation à la recherche et à la création d'entreprise, le rapport recommande aussi de simplifier le processus de protection intellectuelle et industrielle des inventions, jugé trop coûteux, trop long et contraignant. Cela passe par le raccourcissement des délais de demande de dépôt de brevet et la professionnalisation des structures de valorisation.

Quant aux start-up, qui souffrent d'un taux de mortalité élevé, Alain Carpentier salue le soutien d'Oséo, mais préconise une aide pour les « mettre en selle ». Reste à savoir l'écho que donnera Valérie Pécresse à ces propositions qui risquent fort de réactiver la grogne des chercheurs. « Il faut que les chercheurs intègrent le transfert de technologie dans leurs devoirs, assure Alain Carpentier, confiant en l'évolution des esprits, si tant est qu'on leur propose des « incitations ».

Source: La Tribune



Creation d’un accès nomade aux ressources électroniques de la BU.

Poletudiant

Désormais les élèves de l’UPVD ont la possibilité d’accéder de n’importe quel endroit aux ressources électroniques et documentation proposés dans la BU. Pour y accéder il suffit de se connecter au compte de l’ENT, aux « Ressources Documentaires » et enfin dans les « Ressources en ligne ».



Congrès fondateur du MET les 29 et 30 janvier 2010.

Poletudiant

Après la présentation du bureau national, de la charte du Mouvement et des associations signataires, différentes problématiques sont soulevées comme l’absence des élus aux conseils centraux des universités, le manque d’actions pour l’insertion professionnelle ou encore la comparaison avec les étudiants dans les autres pays. Sans oublier les différentes questions quant au financement, à l’avenir des universités, à la professionnalisation des études et les aides sociales pour mieux accompagner les étudiants. Autant de notions sur les quelles le MET va mener des actions concrètes dès les élections des conseils centraux au mois de mars avec sa vingtaine d'associations signataires et avec plus de 15000 membres.

Il est ainsi urgent d’adopter

·         Un système de bourses bénéficiant aussi aux classes moyennes

·         La création d'un ticket restaurant “étudiant” et d'un prêt étudiant à taux zéro sans oublier

·         L'interdiction totale des blocages des facultés.

Discours du secrétaire général du MET.





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Jean Castex : L’UNIVERSITE DE PERPIGNAN INJUSTEMENT DELAISSEE

Je suis allé, vendredi 13 novembre, à la rencontre des responsables de l'Université de Perpignan. Avec 10.000 étudiants, dont 3.000 étrangers, 407 enseignants chercheurs (18 labos ; 320 doctorants), 250 agents techniques et administratifs et 140 personnels contractuels, un budget consolidé est de l’ordre de 55 M€, 6 sites dans la région Languedoc-Roussillon, l'université a développé quelques points forts reconnus, comme les énergies renouvelables, notamment le solaire (ouverture prochaine d’une école d’ingénieurs en énergies renouvelables), ou encore la coopération avec les établissements d’enseignement et de recherche du pourtours méditerranéen, notamment, bien-sûr, la Catalogne.

Malheureusement, cette université souffre d'un véritable ostracisme de la part du Président de la Région qui consacre l’essentiel des crédits du Conseil Régional au pôle universitaire montpelliérain, au terme d’un politique centralisatrice qui a caractérisé l’ensemble de sa mandature.
Les chiffres parlent d'eux mêmes : le contrat de plan 2007 –2013 octroie 8 M€ à Perpignan, contre 150 M€ à Montpellier (et 20,5 M€ à Nîmes). Si l’on ajoute le plan Campus et le CPER, Montpellier (48.000 étudiants) va bénéficier de 350 M€ de crédits contre 8 M€ à PERPIGNAN (10.000 étudiants). Le rapport du nombre d’étudiants est de 1 à 5 ; celui du montant des crédits alloués est de 44 ! Edifiant !
Les conséquences de cet abandon inacceptable sont malheureusement visibles, et comme symbolisée par sa situation patrimoniale : 10 bâtiments, représentant près de 3.900 m2 recevant l’essentiel des étudiants sont des préfabriqués datant des années 60. Amiante, termites, absence d’isolation phonique et thermique, dégradations de tous ordres se conjuguent pour offrir une image désastreuse. Un plan d'urgence de l'ordre de 40 M€ devra être, dès le lendemain de l'élection régionale,engagée avec l'Etat.



Travaux dans les amphis 2 et 3

Des travaux vont démarrer dans les amphis 2 et 3 à partir du 2 février pour permettre à une amélioration de l'éclairage dans ces amphis.

Ces travaux permettront d'améliorer les conditions d'études des étudiants de l'Université de Perpignan.




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